Institut des Sciences de l’évolution, Montpellier, UMR /UNiversité Montpellier II
Le personnel de l’UMR5554 déclare son attachement à un service public d’enseignement supérieur et de recherche de qualité au sein de toutes ses composantes et permettant d’assurer pleinement ses missions de formation et d’avancement des connaissances. Il souligne le contexte d’affaiblissement des services publics dans lequel les réformes en cours s’inscrivent et notre convergence de situation avec les autres services comme l’éducation et la santé.
Nous sommes favorables à la réforme de l’organisation, de l’évaluation et du financement de l’enseignement supérieur et de la recherche dans notre pays. Mais nous souhaitons que cette réforme soit faite dans la concertation et la sérénité et qu’elle prenne appui sur (plutôt qu’elle n’aille à l’encontre) les propositions concrètes actées lors des Etats Généraux de la Recherche de 2004 (http://cip-etats-generaux.apinc.org/).
Nous demandons que soient ouvertes des négociations réunissant tous les acteurs de la communauté universitaire et de la recherche. Nous refuserons désormais, chacun à la mesure de ses moyens et de ses responsabilités, d’accepter de contribuer à la destruction de l’actuel système de recherche de notre pays, en particulier au démantèlement des organismes de recherche, et à la diminution des postes statutaires.
Nous demandons :
1) Un plan pluriannuel de recrutement permettant la résorption de la précarité. (toutes catégories).
2) L’arrêt du démantèlement des organismes de recherche (Le maintien des EPST).
3) L’abandon du projet actuel de modification du décret définissant le statut des enseignants chercheurs .
4) Le retrait des projets sur la « mastèrisation » (professeurs 1er et second degré) et le maintien des concours nationaux.
5) L’arrêt de la politique de suppression des catégories C BIATOSS.
6) L’arrêt du projet de décret de « doctorant contractuel ».
7) Des excuses publiques du président de la république pour la mise en accusation des performances des enseignants chercheurs et chercheurs français.
8) L’arrêt de l’ingérence brutale du pouvoir politique dans la sphère académique.
Notre UMR entre en lutte, à travers la diversité de ses
personnels, et s’engage par :
1) Un moratoire des expertises à l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et à l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES)
2) Le boycott des expertises pour le recrutement des chaires d’organismes
3) Le vote de la suspension des enseignements dans le cadre du département Biologie-Ecologie où la plupart des personnels (enseignants-chercheurs, chercheurs, agents techniques) interviennent.
4) La rétention du rapport du plan quadriennale du laboratoire, qui sera par ailleurs rédigé et rendu publique. (voir texte ci-après)
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Motions des laboratoires
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OPML
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