Vous trouverez ci-joint la motion votée au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, UMR 1572. Cette motion a receuilli 79 votes positif et 1 vote négatif.
IPNL : ag du 6 mars 2009 : Réponses aux questions posées et extensions
(voir aussi la motion du 6 février 2009 ci-après)
Les AG sont appelées à se prononcer notamment sur :
− la restitution des 1030 emplois supprimés au budget 2009, et l’ouverture de
négociations sur un plan pluriannuel de recrutement permettant la
résorption de la précarité :
Accord clair dans la motion
- le transfert immédiat des crédits 2009 de l’ANR vers les EPST et les
universités pour leur donner les moyens de recruter sur postes statutaires
et de mener une politique scientifique : L’AG trouve la question trop limitée (2009) : le transfert doit
intervenir « le plus tôt possible » (les crédits déjà distribués ou promis
ne pouvant être repris) et être définitifs : l’ANR est une structure qui
ne peut que déstructurer la recherche publique et doit donc
disparaître dans sa forme actuelle. L’ouverture d’un débat sur le rôle,
la structure et les moyens d’une agence nationale qui ne soit pas en
mesure de déstabiliser les organismes et universités est souhaité.
- le refus de l’éclatement du CNRS (qui doit maintenir toutes les disciplines et
assurer la continuité thématique), du découpage de l’INSERM en Instituts,
de la dilution de l’INRA dans un consortium, du transfert des personnels IRD
aux universités, du contrat d’objectifs sans moyens imposé au CEMAGREF et
de la transformation des EPST en simples agences de moyens : Accord clair dans la motion
l’abandon de toute politique de désassociation et le maintien des UMR
permettant une coopération entre universités et organismes.
− le retrait du projet de contrat doctoral : Accord clair dans la motion
- le boycott de l’AERES et la restitution de l’intégralité de ses prérogatives au
comité national de la recherche scientifique et aux instances scientifiques
des autres organismes pour l’évaluation des équipes et laboratoires.
membres représentant des commissions.
Sur la restitution de ses prérogatives au CoNRS, accord. Le CoNRS est
sollicité pour reprendre son évaluation des unités que l’AERES existe
encore ou pas. Sur le boycott de l’AERES, l’AG s’abstient.
Elles pourront se prononcer également
sur le boycott des jurys des chaires
Favorable
- le blocage des CA des organismes appelés à entériner les transformations en
cours
Favorable, y compris à l’université
Elles pourront demander aux sections du CoNRS de contribuer à assurer le
suivi de ce mouvement, de soutenir et d’encourager les personnels et les
laboratoires dans ces actions.
La question sous cette forme paraît sans grand enjeu, accord. Il est
également demandé d’envisager une démission symbolique de toutes
les sections CoNRS, des Dus, des responsabilités administratives de
tout ordre,... de façon synchronisée et spectaculaire, en étant clair
que c’est l’effet médiatique qui est recherché, pas la « destruction de
la machine », et en ayant conscience que le gouvernement pourrait
être enchanté d’accepter ces démissions.
L’assemblée générale mandate également ses délégués pour insister
sur la prise en compte des problèmes des personnels les plus fragiles
(précaires, échelles les plus basses) au sein même de cette lutte : il
ne s’agit pas de voir dans la presse : « les chercheurs demandent une
augmentation » (tout en reconnaissant les problèmes liés à la perte
du pouvoir d’achat, et sans prétendre qu’une catégorie ou l’autre
serait « trop payée »), mais bien de clamer qu’on ne saurait soutenir
la recherche publique sans assurer à TOUT son personnel des
conditions de vie dignes et descentes, y compris en cas de maladie ou
après leur départ en retraite. Ce n’est donc pas la valeur du point
d’indice qui est le paramètre mis ici en débat, mais bien des plans
d’intégration, de requalification, et une revision en profondeur des
carrières et rémunérations.
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